Sunnyside Festival

Nos coulisses

Bouger autrement :
une mobilité sobre, du plateau jusqu’à la logistique

On vous invite à « venir autrement » — et nous, que fait-on ? Nous avons voulu retourner la loupe vers nos propres coulisses. Parce qu’un festival, ça roule : artistes en tournée, équipes de production, livraisons de matériel, navettes entre les lieux…

La mobilité, hors déplacements des publics, reste l’un des premiers postes d’impact carbone d’un événement culturel. Voici comment le Sunnyside s’attaque à la question, en interne, des déplacements des artistes jusqu’à la livraison du dernier câble.

En route : les regards croisés de l’artiste Selma Namata Doyen, programmée le samedi au festival, et de nos partenaires VéloGOGO et CITIZ.

Préparer le festival

Des artistes qui prennent le train
et nous, on mesure

Mettre des chiffres sur nos déplacements pour pouvoir faire mieux

En interne, dans la production et la préparation du festival, les artistes sont incités à venir en train — et leurs déplacements sont décortiqués pour en mesurer l’impact carbone. Pas de grand discours : d’abord des chiffres, pour savoir précisément où l’on met les roues, et pouvoir faire mieux à chaque édition.

Nous avons demandé à Selma Namata Doyen, batteuse et percussionniste, comment elle vit la question du transport dans son quotidien de musicienne.

Pour les concerts, comment te déplaces-tu ?

« J’utilise la plupart du temps le train — je profite encore d’un abonnement TGV Max jeune, ce qui rend les trajets beaucoup moins chers. Après, ça sera peut-être une autre histoire… »

Selma Namata Doyen

Quelles responsabilités les artistes et les organisateurs de festivals ont-ils dans les choix de déplacement des équipes artistiques ?

« Je dirais la responsabilité, pour les deux camps, d’être tout d’abord au courant des enjeux écologiques et économiques derrière le choix d’un transport, tout en prenant en compte le fait que les conditions de vie ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Si les artistes n’en ont pas le réflexe, les organisateurs devraient pouvoir conseiller ou demander de privilégier, dans la mesure du possible, des transports moins polluants : covoiturage, train, tram ou bus plutôt que taxi. »

Selma Namata Doyen

« Côté organisateurs, cela nécessite aussi de bien anticiper les trajets entre gares, lieux de concerts et hébergements : il faut qu’ils soient les plus courts possibles, pour éviter ou minimiser le besoin de transports polluants de l’un à l’autre. »

Selma Namata Doyen

Parole d’artiste

Le train : dormir,
mais transporter

Les réalités du déplacement avec un instrument

Quels sont, pour vous, les avantages et inconvénients du train pour venir jouer en concert ou en festival ?

« Clairement, le premier avantage du train pour moi : dormir ! Le lendemain d’un concert, et des possibles courtes nuits, je suis souvent épuisée. Alors pouvoir entrer dans un train, mettre son réveil un peu avant l’heure d’arrivée et s’endormir, c’est royal. »

Selma Namata Doyen

Le revers : le stress des correspondances, des changements de gares et du métro parisien, avec un matériel lourd et peu maniable. Sac de cymbales, xylophone parfois difficile à trouver sur place, bagages habituels : chaque déplacement demande une organisation précise.

À retenir : privilégier le train ne suffit pas. Il faut aussi penser les derniers kilomètres, les transferts et les conditions concrètes d’accueil des artistes.

Voir le concert de Selma Namata Doyen

Pendant le festival

Rouler,
mais en sobriété

Réduire l’impact de nos déplacements et de notre logistique

Pendant le festival, nous nous engageons à diminuer l’impact de nos déplacements et de notre logistique, notamment grâce à deux partenariats complémentaires : CITIZ pour l’autopartage et VéloGOGO pour la cyclologistique.

  • Une voiture partagée lorsque le véhicule devient indispensable.
  • Un vélo cargo pour les repas, les petits éléments techniques et les flux courts.
  • Une logistique pensée à l’échelle de Reims et de ses trajets urbains.

Partenaire CITIZ Grand Est

La voiture, mais seulement
quand elle est indispensable

Un utilitaire 9 places en autopartage pour les besoins du festival

Comme le souligne Selma, il est de notre responsabilité d’organisateur de proposer aux artistes, une fois sur place et si le contexte l’exige, un moyen de transport confortable et efficace. La semaine de l’événement, l’équipe doit aussi parfois gérer des imprévus qui nécessitent un « run » de dernière minute.

Cette année, nous pouvons compter sur CITIZ Grand Est, qui met à disposition du Sunnyside un utilitaire 9 places en autopartage au sein de sa flotte régionale.

Comment fonctionne CITIZ ?

L’autopartage permet d’utiliser une voiture en libre-service de manière occasionnelle, à l’heure, à la journée ou plus. L’utilisateur ne paie qu’à l’usage : heures réservées et distance parcourue, avec assurance, entretien, assistance et carburant inclus.

Pourquoi ce choix ?

Quand un véhicule est nécessaire, il est disponible ; le reste du temps, la mobilité peut s’appuyer sur la marche, le vélo et les transports en commun. Une voiture personnelle peu utilisée est ainsi remplacée par un véhicule partagé.

Le point de vue de CITIZ : la coopération avec Sunnyside s’inscrit à la fois dans le soutien à un événement culturel local et engagé, et dans une volonté commune de faire vivre des mobilités durables et partagées.

En savoir plus sur CITIZ Grand Est

Partenaire VéloGOGO

Les livraisons
en mode doux

La cyclologistique au service des flux courts du festival

Pour le transport des repas et de divers petits éléments techniques et logistiques, le festival fait appel cette année à Antonin Tapon, fondateur de l’association VéloGOGO. Son activité propose un service de livraisons à vélo sur Reims et ses environs.

Équipé d’un vélo cargo à assistance électrique, complété si besoin d’une remorque tractée pouvant transporter jusqu’à 500 kg, Antonin accompagne des associations, particuliers, restaurateurs et structures culturelles — et désormais le Sunnyside Festival.

La cyclologistique, kesako ?

C’est l’utilisation de vélos, cargo ou classiques, pour le transport de marchandises : une alternative écologique aux véhicules motorisés.

Quels avantages ?

Réduire l’empreinte carbone, le bruit et les embouteillages, tout en permettant généralement des livraisons plus rapides en centre-ville.

Comment les besoins du Sunnyside s’intègrent-ils dans l’activité habituelle de VéloGOGO ?

« La cyclologistique permet surtout de remplacer l’usage de véhicules thermiques sur les flux logistiques courts. Le Sunnyside est un festival à taille humaine, ancré sur la Ville de Reims : il collabore majoritairement avec des fournisseurs avec lesquels je travaille déjà. Les commandes du festival vont donc s’intégrer très naturellement dans mes tournées habituelles. »

Antonin Tapon — VéloGOGO

Contacter VéloGOGO : contact@velogogo.fr · 07 75 68 91 91

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