plasticiens et deux musiciens fabriquent en direct une bande dessinée vivante. Grâce à un dispositif d’écrans de stores vénitiens, d’images projetées sur rétroprojecteurs, de sons et de lumière, le public est immergé au cœur d’une fresque en mouvement, sans devant ni derrière, invité à se promener dans l’espace comme à l’intérieur d’un grand livre ouvert. Entre musique électro‑acoustique, théâtre d’ombres, effets optiques et marionnettes de lumière, le spectacle propose une expérience sensorielle et synesthésique qui brouille joyeusement les frontières entre voir et entendre.
Histoires à s’asseoir debout est une création du Collectif Chien Assis, pensée comme une performance visuelle et sonore où l’on assiste en direct à la fabrication d’images sonorisées et de sons imagés. Sur scène, deux artistes pluridisciplinaires manipulent encres, objets, textures et matériaux sur des rétroprojecteurs pendant que deux musiciens multi‑instrumentistes tissent une matière électro‑acoustique foisonnante : ensemble, ils composent une fresque lumineuse, un vitrail en mouvement, une véritable bande dessinée vivante.
Le dispositif scénographique place le public au cœur de la “fabrique à sons et à images” : les spectateur·ices sont installés autour d’un écran articulé composé de stores vénitiens suspendus et superposés, animé par des mécanismes manuels. Cet écran‑fenêtre‑marionnette devient le noyau d’où jaillissent les “histoires à s’asseoir debout”, tandis que miroirs, sièges sans direction et multiples points de vue brouillent la notion de “devant” et de “derrière”. Chacun est invité à balader son regard, à choisir son cadrage, à se laisser immerger dans l’épaisseur de l’espace et du temps.
Au croisement de la musique électro‑acoustique, des arts plastiques, du théâtre d’ombres et d’effets optiques et magiques, le collectif revendique un travail du “fait main” et du “fabriqué en live”. Les images naissent sous les yeux du public : encres qui se déploient, silhouettes qui apparaissent et disparaissent, objets détournés qui deviennent paysages ou personnages, le tout résonnant avec une partition sonore qui oscille entre textures immersives, rythmes et bruitages. Le spectacle compose ainsi une expérience synesthésique où l’ouïe et la vue se répondent, proposant aux enfants comme aux adultes un grand terrain de jeu sensible, à mi‑chemin entre laboratoire et rêve éveillé.